À des moments on s’oublie. À d’autre on se doit d’y penser, simplement un instant pour reprendre le pouls, pour reprendre le beat. Pour ça il y a la musique qui fait sourire. Puis il y a toi, toi qui est moi mais seulement quand je me regarde. Des fois je m’oublie, surtout la nuit, mais simplement parce que dans le temps je suis porté, je suis emporté, je me laisse allez. Aveugle, je vois que je ne suis là que pour l’autre et je m’oublie en tout point encore une fois. Ma présence me fait peur comme inconfortable face à ce que je suis. Et pourtant je sais que je suis bien, que même par de moment d’égarement je tente de rester intègre, de rester fidèle à moi même. Comme on dit dans le ciné, je tente d’être raccord entre la scène d’hier et celle d’aujourd’hui puis enfin pour être conséquent avec celle de demain. Je ne suis pas mal avec ce que je vis, avec qui je le vis, mais je le suis parce qu’ici je ne suis que l’ombre de moi-même. Tant de pages j’ai écrit, pourtant je reste si incomplet, mais parce que cela me plait. Parce que de raconter des histoires j’aurais du en faire ma vie. Suis-je capable de faire pencher la balance, est-ce que tout le monde s’en balance, sauf moi? Ne suis-je pas l’être le plus important pour moi? Pour qui je donnerais ma vie aujourd’hui sans hésitez, si j’avais à le faire maintenant? Vous êtes-vous déjà posé la question? Je pourrais être là pour beaucoup de gens jusqu’à leur mort, mais donner ma vie… Moi je le sais bien, aujourd’hui la liste n’est pas longue, elle se limite peut-être à 5 personnes, mère, soeur, neveux et nièce, c’est tout. Mes bases sont solides, je suis prêt à repartir, à bâtir sur ce plancher, brique par brique, sachant que je rencontrerai encore demain ou aujourd’hui, le vent, la pluie et la nuit. Sur des bases de béton je bâtirai ma maison, une brique à la fois, une brique à la main et une autre demain!
@Ame: c’est bien gentil tout ça! L’expulsion de tout ces maux par tout mes mots n’a rien d’autre qu’un effet libérateur et que quand ca fait plus mal… je fais un article la dessus… 😉 à suivre!
@Fanny: J’aimerais, oui, y croire un instant. Mais je suis certain que seul le temps nous le dira, l’avenir est à jamais incertain! 😉 faut y croire!
Tranquillement mais surement ta maison prendra forme. Elle sera à ton image et seuls les invités pourront y pénétrer. Malgré les intempéries qui endommageront son revêtement, son intérieur restera confortable et apaisant, car de tout ton coeur respirera ta demeure…
Ce qui me fait frissonner, c’est combien tes mots sont vrais, sincères, et que l’on sent la douleur au travers…
Ça donne juste envie de te rassurer, de te donner un câlin…. xoxoxoxoxxo
Ame: ouais mais l’intérieur fragile reste facile briser. Je n’ai tout de même pas envie de ma bâtir une carapace mais je me protège quand même un peu, beaucoup ou parfois trop selon les cas. Mais bon ce qui te fait peut-être frissonné c’est probablement que j’écris comme ca parce que je vis tout cela! Merci de ton commentaire.
…et tes fondations se solidifieront, au fil du temps. J’y crois, pour toi, et pour moi. Y crois-tu, toi?
Ton texte m’a donné des frissons, me revoyant dans la même situation…
Merci, d’écrire ainsi…
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